« C’est quoi la différence entre psychopraticienne et les autres psys ?«
C’est une question qu’on m’a souvent posée ces derniers temps. Alors petit passage en revue des différents psys et de leur parcours.
Il convient de distinguer
- les PSYchiatres
- les PSYchologues
- les PSYchothérapeutes
- les PSYchanalyses
- les PSYchopraticiens (ça c’est moi !)

D’abord les psychiatres : ils sont médecins, donc ils ont suivi des études à la faculté de médecine et se sont spécialisés en psychiatrie. Ils pratiquent en hôpital et cliniques psychiatriques, mais aussi en cabinet libéral. Ils sont les seuls psys à pouvoir prescrire un traitement médicamenteux, mais aussi un congé maladie pour des troubles psychiatriques (comme votre médecin généraliste).
Ensuite les psychologues : eux sont passés par la faculté de psychologie. Ils ont au moins un master de psychologie (bac +5) et peuvent avoir des spécialités : psychologues cliniciens, psychologues du travail, psychologues de l’éducation. Leurs études comportent de nombreuses heures d’analyse clinique. Le titre de psychologue est un titre protégé.
Quid des psychothérapeutes ? Cette appellation était libre d’utilisation jusqu’en 2010. Depuis elle est réservée aux médecins psychiatres, aux psychologues diplômés et aux psychothérapeutes qui ont suivi une formation (cours et stage pratique).
Et les psychanalystes alors ? La psychanalyse est une discipline qui a été théorisée par Sigmund Freud au début du XXème siècle. Une psychanalyse vise à explorer la vie psychique du patient, tant du point de vue conscient qu’inconscient. Cette technique non directive ne correspond pas à tout le monde et il y a plein d’autres manières d’explorer ses émotions, ses pensées. Certains psychologues et psychiatres sont aussi psychanalystes. Je sais, on pourrait s’y perdre !
Pour finir, les psychopraticiens et psychopraticiennes. Cette appellation n’est pas protégée (même si certaines associations professionnelles de psychopraticiens militent en ce sens). Les formations ne sont pas diplômantes (d’ailleurs dans l’absolu, aucune formation n’est demandée pour utiliser ce terme mais ce n’est pas le choix que j’ai fait). Par contre, certaines formations sont certifiantes, ce qui est le cas de celle que j’ai suivie pendant deux ans car elle est délivrée par un organisme privé certifié Qualiopi (l’EFPP, e-faculté de psychologie et de psychanalyse) qui garantit la qualité de l’enseignement (contenu et méthodes) et le sérieux des modes d’évaluation des stagiaires. Je vous raconte tout un peu plus loin !

Et moi alors, pourquoi je suis psychopraticienne et pas un autre genre de psy ?
Au départ, j’ai suivi des études de lettres modernes pour devenir prof de français. Ce que j’ai fait pendant 25 ans. Dans ce cadre-là, la psychologie des adolescents m’a passionnée et j’ai beaucoup lu sur les particularités de cette phase à la fois si enthousiasmante et si perturbante parfois (pour l’ado lui-même et aussi pour son entourage).
Quand je me suis engagée dans ma reconversion professionnelle, j’ai d’abord commencé par faire une demande de VAE (validation des acquis de l’expérience) pour reprendre des études de psychologie à l’université. Sauf que la faculté où j’avais entamé ces démarches ne permet pas de suivre les cours en distanciel après une VAE et qu’il m’était impossible de suivre les cours en présentiel (Donc il m’a fallu renoncer à cette option).
Par contre, je n’imaginais pas m’installer sans avoir acquis des connaissances solides en psychologie et psychothérapie. C’est ce qui m’a amenée à suivre la formation de « psychopraticien » à l’EFPP.
Pendant deux ans, toutes les semaines, j’ai reçu un cours de métapsychologie et un cours de psychopathologie, des vidéos, des QCM. J’ai participé à des visios hebdomadaires et des analyses de cas cliniques avec des psychologues cliniciens en activité. J’ai rédigé un devoir trimestriel en psychanalyse sur des sujets très variés, ce qui m’a amenée à lire beaucoup pour compléter les connaissances que j’avais déjà acquises avant de me lancer. Pour valider ma certification, j’ai aussi fait des stages auprès de psychologues chevronnés. Et, cerise sur la gâteau, j’ai rédigé et soutenu devant un jury un mémoire sur le burn-out (on en reparlera, promis !)
Et puis, comme j’ai, en parallèle, suivi la formation « Animer et accompagner avec le Journal Créatif® », je me suis intéressée à la manière dont on peut utiliser cet outil dans le suivi particulier qui est celui du trauma en suivant des formations auprès du Cercle de compétences.
Et puis, comme j’avais envie de compléter ma formation, je me suis aussi inscrite, toujours auprès de l’EFPP, à un an de « praticien en thérapie cognitive et comportementale ». J’en suis à mi-parcours (validation prévue en décembre 2025).
Et puis (oui je sais, je me répète !)…j’ai encore plein de formations en vue : en psychotraumatologie, en TCC… pour continuer à acquérir de nouvelles compétences et vous accompagner de la manière la plus personnalisée et la plus efficace possible.
Pour finir, la déontologie est essentielle pour moi. Je travaille donc en réseau avec d’autres psy (des psychiatres, des psychologues, des psychothérapeutes) pour que chacun.e d’entre vous puissent avancer dans un cadre professionnel et sécure.